France Gauthier | ÊTRE VRAI
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ÊTRE VRAI

ÊTRE VRAI

« Tout ce qui est aigri et amer ne passera pas la rampe de 2017 ».

Tel est le message que j’ai reçu au début décembre 2016 en écriture inspirée. J’avais rêvé à Guy Corneau, qui m’apparaissait en vieil homme désabusé de la vie. Sur le coup, j’ai vu Guy comme un messager qui venait me dire de ne rien prendre pour acquis et de continuer de nourrir la joie, malgré les embûches. Quand il est décédé, quelques semaines plus tard, j’ai compris que le message s’adressait à tout le monde, pas seulement à moi ou à lui.

On ne peut plus, dans l’énergie actuelle qui ne cesse de s’intensifier (et ça ne va pas se calmer dans les années à venir!), cultiver de de hargne, de ressentiment, de colère, de amertume, sans en payer le fort prix. On ne peut plus mettre la faute sur les autres, se positionner en victime, nier notre responsabilité dans nos créations individuelles, ni même collectives, sans se casser le nez brutalement. On ne peut plus faire semblant non plus d’être quelqu’un d’autre, de porter un masque pour se protéger ou se gonfler l’ego, sans se rendre misérable et malade.

Il ne nous reste qu’une seule voie : être vrai! Et cette vérité apporte la joie d’être sur le chemin, sans égard à l’expérience vécue.

Mais que veut dire être vrai? Comment être réellement soi-même quand on n’a aucune idée, au fond, qui on est? Quelle voie prendre pour retrouver cette vérité?

J’ai eu une magnifique conversation à cœur ouvert avec l’auteur, conférencier et chroniqueur David Bernard à ce sujet au Salon de l’Éveil. Il m’avouait candidement avoir vécu une année 2016 extrêmement difficile pendant laquelle il a vu son image de gars parfait craquer, puis tomber en mille miettes, entraînant du coup qui il croyait être au plancher pendant des mois. David a vécu une sorte de nuit noire de l’âme, où il a perdu tous ses repères. « Ça lui a pété dans la face », comme il me l’a confié en entrevue. Parce qu’il entretenait, par peur de ne pas être aimé et reconnu, des relations et des projets qui ne le nourrissaient plus. Il n’est pas le seul.

En fait, nous sommes tous mis au défi par cette énergie qui nous bouscule à laisser tomber les couches de notre personnage. Et à être vrai. Être Soi. Et à faire le ménage dans nos relations amoureuses, familiales, amicales, sociales et d’affaires. Le trésor qui se dévoile au bout de cette quête est inestimable. On ne se doute pas de la satisfaction d’être aimé pour qui on est vraiment, quand on se permet de montrer nos véritables couleurs.

Oui, c’est une entreprise vertigineuse quand on ne s’est jamais arrêté pour se demander quelles étaient ces couleurs. Or, la première étape pour savoir qui on est, c’est de se déposer. Se poser pour entrer en soi, juste pour réapprendre à ressentir. Parce qu’on a oublié  comment. Nous sommes tant sollicités par nos nombreux appareils électroniques, les médias sociaux, la vie courante et nos obligations sans fin, qu’on ne sait plus ressentir ce dont on a réellement envie. Nous sommes devenus champions pour tout faire en même temps, mais d’horribles incompétents à ne rien faire, pour simplement être. On FAIT, mais on n’EST plus. On fait, mais on ne sait plus pourquoi ni pour qui on le fait. Et on ne vit plus, on se déroule dans la vie, comme si on déambulait sur un boulevard sans destination.

On m’a dit un jour : « Il n’y a aucune élévation spirituelle possible sans la méditation ou la contemplation. » Je n’ai pas compris cette affirmation dans toutes ses subtilités au début. Mais je l’ai enregistrée, parce qu’elle vibrait très fort en moi. Puis, j’ai commencé à méditer, pour en mesurer toute la portée des années plus tard. Je ne suis pas rendue, loin de là, mais j’ai trouvé une voie qui mène tranquillement au maître en moi. Et je ne pourrais plus faire un seul pas en arrière.

La première objection qu’on soulève, pour ne pas se poser, est le manque de temps. Mais à quoi sert le temps, sinon de nous donner une chance de mieux se connaître, d’essayer, de se tromper avant de recommencer et de se rapprocher de plus en plus de notre être véritable? Le temps ne sert qu’un seul objectif en 3ème dimension, celui de nous donner un espace de reconnaissance de ce qu’on porte comme dons et talents, pour les exprimer dans le but de s’unir à soi et aux autres. Le temps nous permet d’explorer, d’essayer, d’errer et de rajuster le tir chaque fois que la sensation n’est pas juste.

Tout ça, pour acquérir de la sagesse.

Et le début de la sagesse, c’est de commencer ici, maintenant à être le plus vrai possible, sans artifice. Cela peut exiger de commencer à dire non à ce qui ne fait plus de sens, oui à ce qui en fait, de se laisser attirer par de nouvelles expériences qui nous font vibrer et laisser de côté ce qui ne sert plus notre évolution. Juste pour le plaisir de vivre l’expérience humaine en pleine conscience, dans l’amour inconditionnel de soi et des autres.