France Gauthier | La fréquence de la Joie
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La fréquence de la Joie

La fréquence de la Joie

Je vous parle souvent de la joie comme étant un des deux ingrédients principaux de l’amour, l’autre étant la paix. À la base, nous sommes tous des êtres de joie. Mais nous avons oublié à quelle fréquence vibre cette joie réelle, tellement on s’est laissé emprisonner par nos responsabilités, nos conditionnements et nos croyances. Et pour compenser ce manque de joie, on s’est adonné au plaisir. Tous les plaisirs ont été mis à contribution. Les petits et grands plaisirs de la vie sont devenus autant de sources de petites et grandes joies temporaires, ce qui a contribué à créer un effet de manque perpétuel. Devant le manque, on s’est mis à rechercher des plaisirs de plus en plus intenses, voire même extrêmes. Le plaisir est donc devenu une forme de drogue dont on ne peut plus se passer et qui finit toujours par nous blesser. Par exemple, le plaisir de jouer avec la matière s’est transformé en besoin de la posséder, le plaisir de goûter aux saveurs innombrables que nous offre la mère Terre s’est transformé en surconsommation alimentaire, le plaisir de créer avec nos talents s’est transformé en workaholisme, le plaisir de connecter avec l’autre s’en transformé en besoin de le contrôler… vous voyez le topo.

Le maître est pourtant celui qui goûte intensément à tous ces plaisirs, à chaque instant. Sauf qu’il le fait avec tant d’amour qu’il n’a nullement le besoin d’en abuser. Alors, comment revenir à cette joie ici, maintenant, dans l’abondance que nous offre la vie, sans en abuser ou à l’inverse, sans se retrouver dans un état de survivance?

Pour moi, il s’agit avant tout de développer la PRÉSENCE. Présence à ce moment, présence à chaque instant, présence à chaque être vivant qui nous met en relation avec la Vie. Présence aussi à chaque saveur, chaque couleur, chaque odeur, chaque sensation que nous offre l’expérience humaine. Cette notion de présence s’est intensifiée pour moi il y a une dizaine d’années quand j’ai commencé à méditer. Sans le savoir, je pratiquais une forme de méditation pleine conscience, parce que tous les trucs qu’on m’avait transmis à travers des livres et des ateliers n’arrivaient pas à calmer mon mental hyperactif. J’ai donc tout balancé et décidé de me concentrer sur le moment, en portant mon attention sur ce qui se passe autour de moi et en moi, les bruits ambiants, ma respiration, les malaises temporaires dans mon corps, mes pensées qui passent comme une étoile filante… bref, à tout ce qui est là, vivant, à chaque instant. La notion de présence s’est raffinée quand j’ai ajouté à ma routine des moments avec mon cheval ou autres animaux domestiques. J’entends encore le Maître St-Germain me répéter, alors que je travaillais avec Pierre Lessard pour écrire Le Maître en Soi, que pour entrer dans le Nouveau Monde, il faudrait se rapprocher de la nature et des animaux. Je l’ai fait.

Quand je me suis retrouvée sur la côte ouest de la Floride pour une cure de silence de 21 jours en janvier dernier, j’ai enregistré pour toujours dans mon coeur solaire la fréquence de la joie… grâce à la présence des dauphins! Tous les matins, ils venaient à ma rencontre, me laissant dans un état de joie profonde comme une enfant de 8 ans. Quand on y pense, rien au monde ne peut mieux personnifier cette sensation d’effervescence et de liberté totale qu’on nomme la joie que le dauphin. Ce mammifère des plus évolués nous donne l’impression qu’il joue et rit à temps plein. Pourtant, en observant les autres marcheurs sur la plage, j’avais l’impression d’être la seule à voir les dauphins dès que je levais les yeux vers l’océan. Les gens que je croisais étaient  tellement absorbés par leurs pensées, qu’ils ne semblaient pas remarquer leur présence. Puis, j’ai « entendu » une explication. Pour voir les dauphins, il faut entrer en résonance avec la fréquence de la joie. Et seulement l’enfant de 8 ans en nous peut atteindre cette vibration du coeur. C’est d’ailleurs pourquoi Jésus disait: « Seuls les petits enfants entreront dans le Royaume de Dieu ».

Je vous le confirme, j’étais au Paradis chaque fois que je voyais un dauphin sortir de l’eau devant moi. Et c’est exclusivement dans cet espace qui vibre à la fréquence de la joie pure, dans cet état de présence, qu’on peut avoir accès aux dauphins sur une base continue. Les seules autres personnes qui voyaient aussi les dauphins autour de moi vibraient totalement dans leur coeur d’enfant joyeux, les yeux remplis de gratitude d’assister à ce spectacle grandiose de la nature.

Selon moi par contre, choisir la joie à chaque instant est un voeu pieu. Je le sais parce que je l’ai essayé à plusieurs reprises, sans succès. J’avais beau m’entraîner à la pensée positive, me parler, me ramener à l’ordre quand je repartais dans mes scénarios de trahison et d’abandon, m’accrocher un sourire au visage en me disant qu’à force de faire semblant, ça finirait par être vrai… Rien n’y faisait.

On ne peut pas faire semblant d’être joyeux quand on est souffrant. Écouter les conseils de motivateurs ou lire des ouvrages de gourous spirituels à temps plein peut mettre un baume temporaire sur nos blessures, mais ne peut les guérir. Non, pour vivre dans la joie, il faut d’abord avoir rencontré ses thèmes de vie pour ensuite les dissoudre progressivement. À ce sujet, je vous invite à relire la chronique « L’état amoureux », publié l’année dernière sur mon site, ou à lire ‘C’est quoi l’amour? », mon livre sur la guérison émotionnelle.

Parce que si je n’avais pas avant tout guéri mes blessures, les dauphins seraient aller voir quelqu’un d’autre qui l’a fait!