France Gauthier | L’amour de soi: antidote à l’autosabotage
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L’amour de soi: antidote à l’autosabotage

L’amour de soi: antidote à l’autosabotage

Selon mon expérience, le plus difficile sur un chemin d’éveil, c’est d’éviter le piège douloureux de l’auto-flagellation quand on a le sentiment de rechuter. Sombrer dans la critique sévère de soi, alors qu’on «travaille» si fort à s’affranchir de nos patterns destructeurs depuis des années et que, sans crier gare, ils reviennent nous hanter, est pourtant notre premier réflexe. Pourquoi? Notamment parce que nous évoluons dans une société de performance, donc de compétition, et ce, même avec soi. Or, si on «travaille» sur soi, en thérapie, en lisant des livres de croissance personnelle ou en suivant des formations avec tel ou tel autre enseignant spirituel pour élever notre conscience, on s’attend à des résultats. Et quand ces résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes ou pire, qu’ils semblent régresser momentanément, nous sommes les premiers à se taper sur la tête.

Dans ces moments de recul, qui ne s’est pas posé mille questions du genre : « Comment ai-je pu tomber si bas, alors que je surfais sur une vague de bonheur ces derniers temps? Comment me suis-je fait prendre dans ce scénario pathétique alors que je me croyais guérie de mes peines de trahison, d’abandon, de rejet, d’humiliation ou d’injustice? Combien de masques va-t-il falloir encore enlever avant de toucher à mon  essence? Comment puis-je encore perdre des nuits de sommeil à me sentir coupable de ne pas être encore un maître? »

En plus, l’intensité de la transition énergétique que nous vivons présentent, pour créer ce fameux Nouveau Monde de paix et de fraternité tant attendu, ne nous laisse aucun répit. Nous sommes constamment challengés par notre personnage qui résiste à enlever une nouvelle pelure d’oignon et à reconnaître une nouvelle ruse de l’ego qui cherche inlassablement à maintenir le statut quo. La vérité, on le sait, c’est qu’on n’a jamais fini d’évoluer, et que le plus grand piège de tous serait de se croire arrivé quelque part, alors qu’on est en fait à la ligne de départ! Mais quel privilège à la fois d’être sur cette ligne de départ, quand tant d’êtres sur notre planète la cherchent, consciemment ou pas.

Pour m’aider, quand j’ai la sensation de faire un pas en arrière dans mon évolution, je ressors mon coffre à outils. Je médite plus longtemps, je marche en forêt avec mon chien plus souvent, j’écoute le silence qui me met en contact avec le divin en moi, je porte une attention particulière à mes rêves, j’écoute ce que l’émotion veut me dire, bref, je trouve des trucs pour être totalement présente à ce que je vis, en me rappelant que tout passe, et surtout, en faisait l’effort d’aimer inconditionnellement la fille en moi qui ne sait pas comment faire autrement pendant ces périodes de doutes. Parce qu’il n’y a pas de boussole magique pour nos pertes de nord, il n’y a que le temps de présence à soi qui puisse nous aider à retrouver la direction pour sortir des méandres de notre être.

Le cadeau au bout de ce parcours de conscience accrue me surprend toujours. Un pas derrière égale immanquablement un bond devant. Dans cette perspective, bénissons nos doutes, nos peurs, nos angoisses existentielles, parce qu’elles nous propulsent vers une version épurée de soi, plus libre et plus léger.

J’aime penser que Jésus est tombé bien plus souvent que 3 fois. Ça me donne le droit d’en faire autant, mais surtout de me relever au moins une fois de plus que le nombre de chutes pour reprendre ma route de pèlerin vers encore plus de Joie et d’Amour.