France Gauthier | Le mandat de vie
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Le mandat de vie

Le mandat de vie

Qui suis-je?  Quels sont mes réels dons et talents?  Comment puis-je le mieux contribuer à la grande oeuvre qu’est l’humanité?

Voilà de grandes questions existentielles que l’on se pose tous à un moment ou un autre de notre parcours sur Terre. Si la réponse semble claire pour certains dès l’adolescence (j’ai d’ailleurs longtemps envié mes amis qui savaient déjà au secondaire ce qu’ils voulaient faire comme métier plus tard), la majorité d’entre nous arrive à l’âge adulte en se demandant toujours qui ils sont et ce qu’ils feront « quand ils vont être grands », parce que nous avons été collectivement conditionnés à entrer dans un moule de compétition et de performance pour être aimés et reconnus. Mais il arrive un temps où on ne peut plus faire semblant d’être quelqu’un d’autre et notre vraie nature cherche à émerger à tout prix, même au prix de la maladie ou de la désillusion.

Personnellement, si j’avais été guidée dès mon plus jeune âge par des parents conscients (qui, par ailleurs, ont fait avec amour tout ce qu’ils ont pu selon les croyances de leur époque), j’aurais su à l’adolescence qui j’étais et comment je pouvais le mieux contribuer avec mes dons naturels. Mais j’étais une fille de médecin qui réussissait bien à l’école, ce qui traçait d’emblée pour moi, dans une société conditionnée à la réussite, le chemin vers mon avenir de brillante docteure! Et pourtant, tous ceux qui m’ont côtoyée à cette époque savaient que j’étais une communicatrice et que j’aimais plus que tout au monde animer une soirée, un événement, une rencontre… dès que j’avais un public!

Comme je vous l’ai déjà raconté, j’ai bien tenté de suivre les traces de mon père, mais mon corps m’a montré un autre chemin. J’ai fait un cours collégial en sciences pures et j’ai été admise à l’Université Laval en science santé, un baccalauréat qui allait me permettre d’entrer en médecine par la suite. En 3ème année d’université, je suis entrée dans un hôpital et je me suis effondrée. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, parce que je venais de réaliser que je ne pourrais jamais être médecin. Je suis beaucoup trop sensible, je n’aurais jamais supporter cette concentration élevée de souffrance humaine au pied carré sans me faire pousser tous les bobos de la planète par sympathie!

Cette prise de conscience m’a projetée dans une phase de déprime instantanée, parce que je n’avais aucun plan B. J’avais totalement idéalisé la profession médicale et je ne pouvais imaginé faire autre chose de ma vie que de soigner les gens. En désespoir de cause, je me suis acheté un billet d’avion ouvert pour Paris et je suis allée visiter une amie de la famille qui était directrice des infos à France 2. Pendant 3 jours, j’ai suivi une journaliste et j’ai eu un coup de foudre pour ce métier qui carbure à l’adrénaline. En revenant au Québec, je me suis inscrite à un cours hors faculté en journalisme international en évaluant que j’avais 2 talents : une facilité naturelle à écrire et à m’exprimer en public. Il n’en fallait pas plus pour que j’achète mon premier journal à l’âge de 23 ans (!) et que je devienne journaliste 2 ans plus tard, après avoir gagné un prix de journalisme de la relève.

J’ai beaucoup aimé ce métier, mais je m’en suis lassée. Pourquoi? Parce qu’un des symptômes qui nous démontrent qu’on n’est pas dans notre mandat de vie est l’ennui! Tout allait bien pourtant. J’étais rapidement devenue une journaliste vedette, j’ouvrais régulièrement le bulletin de nouvelles avec des scoops que tous mes collègues enviaient, mais j’étais constamment au bord du burn out. J’ai finalement succombé à la pression à l’âge de 33 ans, alors que je travaillais pour l’émission d’affaires publiques très populaire à TVA, Mongrain. Pendant une année complète, les médecins ont cherché la cause de mes symptômes d’épuisement qui me causaient notamment des étourdissements et une vision embrouillée. Après des mois d’investigation médicale, on a finit par me diagnostiquer un syndrome de fatigue chronique, qui s’est résorbé avec des traitements alternatifs, des médicaments et beaucoup de prise de conscience de mon mode de vie qui ne me laissait aucune place pour ÊTRE, tellement j’étais conditionnée à FAIRE.

Je suis retournée travailler en journalisme jusqu’à ce que j’accouche de mon premier enfant. Après un congé de maternité de 9 mois, j’ai donné ma démission à la salle des nouvelles et j’ai commencé à prendre des contrats de journaliste pigiste et d’animatrice télé dans des émissions culturelles, pour passer plus de temps avec ma famille.

J’ai appris en 2006, en travaillant avec mon ami Pierre Lessard (qui canalise les énergies du Maître St-Germain), que mon essence était celle d’une enseignante-éclaireur, plus spécifiquement celle d’une animatrice (dans le sens de anima-animus, qui veut dire dans ce cas stimuler la vie chez les autres en stimulant leur principe féminin et masculin). Sur le coup, je n’ai même pas réagi, tant cela m’apparaissait évident. Pourtant, je ne voyais pas la distorsion entre qui je suis réellement et ce que je faisais dans la vie à l’époque. Je me disais qu’être journaliste et animatrice à la télé me permettait de transmettre de l’information, ce qui répondait sans doute à mon mandat d’enseignante. Jusqu’à ce que je me trahisse moi-même en ne me reconnaissant pas dans mon essence profonde.

J’avais quand même ressenti de puissants élans d’enseigner, et ce à plusieurs reprises depuis l’adolescence. De 19 à 22 ans, j’étais coach de basket ball et j’éprouvais une grande satisfaction de pouvoir guider des plus jeunes joueurs à se développer dans leur sport préféré. Je reconnaissais aussi déjà en moi un talent naturel à transmettre ma passion en les motivant à se dépasser.

Une fois devenue journaliste, je me suis retrouvée naturellement coach pour tous les stagiaires qui entraient à la salle des nouvelles. Les patrons me les confiaient pour que je leur enseigne les rudiments du métier sur le terrain, mais je les formais surtout à développer leur instinct, ce qui était sans contredit ma plus grande force.

Après dix ans de journalisme, j’ai fait une demande pour devenir chargée de cours en journalisme à l’Université du Québec à Montréal. Avec mon expérience de journaliste d’enquête et mon don naturel pour raconter des histoires, je savais que je pouvais devenir une excellente enseignante. J’ai attendu fébrilement une réponse pendant des mois, mais on n’a même pas daigné m’envoyer un accusé de réception à mon offre de service! Faut croire que je n’avais pas à enseigner le journalisme! Mais qu’est-ce que j’allais enseigner?

La réponse est venue en 2007, quand on m’a demandé de rencontrer des lecteurs dans le réseau des bibliothèques du Québec, à titre d’auteure (je venais de publier mon 2ème ouvrage sur la vie après le mort et sur la spiritualité). On m’a remis un micro au début de la soirée, et sans aucune préparation (parce que je n’avais pas réalisé qu’il s’agissait d’une conférence formelle), je me suis mise à parler sans arrêt pendant 2 heures, sans m’accrocher sur une virgule! Je venais de découvrir que je portais un don inné d’oratrice  et d’enseignante, notamment pour transmettre des notions complexes avec humour et légèreté.

En 2010, j’ai pris une pause professionnelle pour me ressentir et savoir ce que je voulais faire « quand j’allais être grande! » Je n’avais aucune ambition de devenir conférencière à temps plein, mais je ressentais une grande lassitude de mon métier d’animatrice télé et de journaliste. Je me suis donc accordée une période de reset total (c’est le mot qui descendait en écriture inspirée, technique que je pratique depuis 2007 et enseigne depuis 2011). Au bout de 3 mois de ce régime de jeu avec mes enfants, de méditation et de reconnexion à la nature, j’ai reçu le message clair qu’il fallait que je me prépare à animer de nombreux ateliers et conférences!

« Atelier de quoi? » ai-je demandé à voix haute à qui voulait bien m’entendre!

Si je ne portais pas le rêve de devenir conférencière, si je ne souhaitais pas non plus devenir animatrice d’ateliers, on me montrait tout de même que c’était pour moi le chemin par lequel je pouvais le mieux entrer dans mon mandat d’animatrice-enseignante-éclaireur! La suite est une succession de synchronicités et une profession de foi qui m’a amenée à enseigner partout au Québec depuis, avec plus de plaisir que je n’en avais jamais eu à travailler en télé. Enfin, j’ai créé à l’automne 2014 mon École de la Vie en Estrie, pour y transmettre les notions de base d’éveil, de communication avec le grand Soi, de maîtrise, de création de nos idéaux et de guérison.

On peut passer une grande partie de notre vie à se renier et à bafouer notre essence, par conditionnement et par croyances. Mais quand le poids du changement devient plus léger dans la balance que le poids de la souffrance de ne pas se reconnaître dans toute notre grandeur, on ressent l’urgence de se transformer et d’entrer dans notre mandat. Il est également important d’apporter la nuance que le mandat de vie peut très souvent ne pas correspondre avec notre travail rémunérateur, du moins pas au premier niveau. Et pourtant, quand on brille grâce à nos dons et talents, peu importe ce que l’on fait, notre mandat se réalise. En fait, on peut être totalement dans notre mandat de vie en étant serveuse de restaurant, balayeur de rue ou en restant à la maison avec nos enfants, et être hors mandat en étant politicien, avocat, ingénieur ou même médecin!

Pour ceux que cela intéresse, la formation sur le Mandat de vie a pour objectif d’apporter quelques réponses et pistes à explorer dans cette quête de sens et d’essence, en nourrissant l’élan de se reconnaître pour qui nous sommes et non ce qu’on attend de nous.

Tous les détails sous l’onglet « Formation en ligne »