France Gauthier | L’ÈRE DE VÉRITÉ
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L’ÈRE DE VÉRITÉ

L’ÈRE DE VÉRITÉ

Bonne nouvelle, l’ère du mensonge est révolue!

Au printemps 2017, j’écrivais, comme une prémonition, une chronique intitulée « Être Vrai » (à lire ou à relire ici). Et bien, c’est maintenant une évidence incontournable. Exit les cachoteries, le double discours, les omissions manipulatrices, les suppositions trompeuses, plus rien de ces techniques de l’ancien monde ne passe en ce siècle de vérité.

Nous en avons bien sûr eu un aperçu révélateur avec tous les scandales impliquant des personnalités publiques, qui ont été dénoncées en cascades cet automne au Québec, après l’affaire Weinstein aux États-Unis. Ce n’est sans doute que la pointe de l’iceberg, mais quand la déferlante de dénonciations a commencé, un grand frisson m’a parcouru l’échine. À ce moment même, j’ai su que c’était la fin. Le temps des abus, et la culture de l’omerta qui l’accompagne, est résolument terminé. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y en aura plus du tout. Non. Comme dans toute révolution, il y a aura une période de transition, sans doute même un effet de balancier dans l’autre sens, ce qui voudrait dire des cas de victimisation exagérée ou carrément inventée, mais l’époque qui a permis tous ces abus est bien derrière nous. J’ajouterais que le karma collectif des femmes, qui ont été asservies et muselées pendant des millénaires, est maintenant chose du passé, chez nous au Québec et, de façon générale, un peu partout en Occident. Bien sûr que le reste du monde va suivre, en son temps, aidé par des êtres de plus en plus éveillés sur chacun des continents.

Qu’est-ce que cela implique pour nous, au quotidien? Ça suppose évidemment un repositionnement dans nos rapports homme-femme, mais surtout, ça commande une clarté de dialogue dans lequel il n’y a plus de place pour les non-dits, les messages à mots couverts ou les demies vérités. Par extension, cette ère de transparence se répand à toutes nos relations, sans égard au sexe. Si ce n’est pas le cas, il faut savoir que le temps requis pour que la vérité éclate au grand jour, et qu’elle nous revienne en plein visage comme un boomerang, a plus que décuplé. Cela implique que les conséquences de nos pensées-paroles-actions est quasi immédiat.

J’ai été témoin de nombreux imbroglios dernièrement qui ne laissaient aucune marge de manœuvre aux personnes impliquées. En quelques jours, tout était nommé, « processé » et remis à chacune afin qu’elle voit leur responsabilité dans cette création commune et pour en acquérir les apprentissages. Je dirais même que tout va à la vitesse de la lumière présentement. C’est exigeant, mais nécessaire. Et le processus va continuer de s’accentuer.

Il ne nous reste qu’un seul endroit où être en sécurité, et c’est dans l’espace du cœur!

Prendre le temps de respirer dans chaque situation conflictuelle ou déstabilisante, reconnaître notre part de responsabilité, laisser à l’autre ce qui lui appartient, pacifier et continuer avec le sourire du devoir de créateur accompli, voilà la voie rapide de retour à la joie.

J’ajouterais un bémol. Si le silence n’est plus une option quand on se sent lésé ou incompris, une attitude réactive qui jette le blâme sur l’autre ne l’est pas plus. Reste à prendre la fraction de seconde pour entrer dans l’action juste et non la réaction impulsive.

La période des fêtes, avec toutes ses célébrations entre collègues de travail, ses réunions de famille et ses réceptions entre amis, va nous offrir collectivement maintes occasions de tester notre maîtrise. Profitons-en pour être dans notre cœur et nommer avec amour ce qui doit l’être, au bon moment, avec les bons mots!