France Gauthier | LES DÉFIS RELATIONNELS
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LES DÉFIS RELATIONNELS

LES DÉFIS RELATIONNELS

 

Qu’on le veuille ou non, le chemin d’évolution spirituelle est marqué en permanence par le changement, à tous les niveaux. Quand on s’élève en conscience, ces transformations deviennent ce qu’on appelle plutôt des « transmutations ». Si on veut imager le processus, disons que la transmutation est un changement non seulement latéral, d’un point A au point B, mais aussi vers le haut, ce qui contribue à élever notre fréquence à un autre niveau.

Toutes transmutations est accompagnée d’une modification de forme dans nos relations. Les temps présents nous poussent plus que jamais à choisir, parfois à re-choisir, les gens avec qui on souhaite évoluer. Et nul besoin de provoquer de grandes cassures pour y arriver. J’ai assisté cet été à de nombreuses transformations relationnelles, et j’en ai personnellement vécu plusieurs. La plus importante s’est produite avec mes enfants, qui sont partis tous les deux vivre en appartement, pour poursuivre leurs études. Ce changement de forme dans la structure familiale est inévitable, et totalement souhaitable en plus, à cette étape de leur parcours. Or, si on en vient à souhaiter, comme parents aimants, le départ de nos enfants pour qu’ils volent enfin de leur propres ailes, pourquoi en serait-il autrement avec les gens qui ont contribué de façon remarquable à notre évolution, quand la leçon est apprise et complétée?

Prenons mon aventure avec l’écurie, par exemple. Un an après le décès de mon amie Anne-Marie, j’ai dû revendre la ferme, pour toutes sortes de bonnes raisons, dont certaines hors de mon contrôle. Je l’ai quand même fait avec une sensation de grande justesse. Ce que j’avais à vivre a été vécu, ce que j’avais à intégrer est en voie de l’être aussi, et les gens formidables qui ont croisé ma route pendant cette période bénie, bien que parfois houleuse, ont parfaitement rempli leur mandat dans mon évolution. Et vice-versa. Je reverrai peu ou pas du tout certains d’entre eux, et cela est parfait! Pas que je ne les aime plus. Au contraire. Mais l’expérience étant complétée, d’autres projets se profilent à l’horizon, ouvrant la porte à de nouvelles relations qui serviront ce prochain palier de mon évolution. Comme on m’a déjà transmis en écriture inspirée, « ne vois pas le vide que ce changement laisse, vois le plein que le parcours t’a apporté ». Point de peine, donc, à poursuivre ma route sans même regarder en arrière, dans la gratitude de ce qui a été et la présence à ce qui est, ici, maintenant. M’accrocher au passé et chercher à entretenir des relations qui sont complétées ne pourraient que créer des distorsions et ralentir, voir même compromettre le mouvement de renouvellement en cours.

Cette règle s’applique à tous les gens (et même aux animaux) que l’on rencontre dans notre vie. Chaque individu a une valeur égale puisque nous sommes tous égaux devant la Source. Certains, par contre, jouent un rôle plus déterminant que d’autres, et toujours pour une seule et même cause : nous donner la réplique dans notre pièce de théâtre personnelle. Pour quelle raison ? Pour nous permettre de mieux nous connaître, de nous reconnaître, et de nous unir à Soi et au Tout. Quelques acteurs, triés sur le volet, décrochent les rôles principaux et demeurent présents jusqu’à la tombée du rideau. D’autres passent pour ne plus réapparaître dans le scénario, mais laissent leur trace. D’autres encore font des retours remarqués qui nous permettent de compléter un thème, boucler une boucle, pour mieux passer à l’étape suivante.

Ça été le cas cet été, quand j’ai retrouvé « par hasard » un acteur important de mon scénario décrit dans On ne meurt pas, qui est réapparu de toute évidence pour marquer de belle façon une complétude de mon thème avec la mort (lire la publication sur Facebook : « Boucler ses boucles« , avec Marco Normandeau).

J’ai été éblouie du stratagème qu’a pris la vie pour le replacer sur ma route avant de nous retourner presqu’aussitôt à nos scénarios respectifs. Cela n’en fait pas pour autant un figurant sans importance, mais la scène n’a pas besoin non plus d’être interminable pour nous permettre d’intégrer l’enseignement.

Alors, à tous les acteurs qui sont venus boucler leur boucle sur les planches de mon théâtre récemment, je tiens à vous dire : MERCI!

Et bienvenue aux prochains qui se préparent à entrer en scène…