France Gauthier | POURQUOI S’ÉVEILLER ?
17436
post-template-default,single,single-post,postid-17436,single-format-standard,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-13.5,qode-theme-bridge,disabled_footer_top,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.5,vc_responsive

POURQUOI S’ÉVEILLER ?

POURQUOI S’ÉVEILLER ?

 

Si on m’avait prévenue en 2002, au tout début de mon chemin d’éveil, dans quoi je m’embarquais vraiment, j’aurais peut-être choisi de rester « endormie ». Parce que la route est longue et sinueuse sur ce parcours de retour vers Soi. Mais si l’éveil peut être exigeant par moment, voire éprouvant avec ses doutes et nombreuses rechutes, demeurer inconscient s’avère carrément souffrant. La décision de poursuivre sur cette voie s’impose donc de manière de plus en plus évidente au fur et à mesure qu’on avance, puisqu’un retour en arrière égalerait à retourner aux blessures, conditionnements et peurs du passé. Pour que je comprenne bien ces notions de base, on m’a même montré en écriture inspirée que la « sous-France » était en fait une sous version du Moi, et, par extension, une sous version de tout Être humain. Il ne me restait qu’une chose à faire : choisir la « sur-France »!

Mais qu’est-ce que l’éveil, au juste? La définition peut varier d’une personne à l’autre, bien sûr, mais on peut s’entendre pour dire que s’éveiller commande pour le moins un changement d’état, comme passer du sommeil au réveil. C’est d’ailleurs la façon que je le décris dans mon cas : un réveil brutal! Plus la résistance est grande, plus la transition vers cette version éveillée de soi-même est confrontante. Puisque le propre de l’être humain est trop souvent de résister à son propre bonheur, c’est exactement ce qu’on fait, jusqu’à ce que le poids de souffrance soit plus pesant dans la balance que le poids du changement. Quand la douleur devient intolérable, on accepte enfin de changer un comportement, une attitude, un regard qui nous blesse, et on ouvre nos oeillères sur une réalité plus large qui offre des perpectives renouvelées pour créer notre vie dans un état de conscience accru.

J’ai interviewé au fil du temps des centaines de personnes ayant vécu toutes sortes d’histoires d’éveil qui les a forcé à prendre une nouvelle trajectoire, parce que l’ancienne ne faisait plus sens. Chaque fois, ou presque, cette transformation est passée par un choc émotionnel qui ne leur laissait plus le choix de changer, la douleur de rester dans le statu quo étant devenue beaucoup trop intense. Certains se sont ouverts après avoir vécu des situations extrêmes, comme une EMI (Expérience de Mort Imminente), d’autres s’éveillent après une rupture amoureuse, la perte d’un être cher, une maladie grave, un burn out, un accident, une perte d’emploi subite… Tous les prétextes sont bons pour s’éveiller finalement, le dénominateur commun étant un point de non retour qui crée l’espace nécessaire pour accueillir un changement de paradigme.

Personnellement, j’ai reçu un véritable coup de masse sur la tête en 2002, quand une médium m’a mise en contact avec mon défunt père (histoire racontée en détails dans On ne meurt pas), pour une émission de Claire Lamarche à TVA. Ce choc émotionnel m’a permis non seulement de compléter mon deuil qui datait de 25 ans, mais aussi de m’ouvrir sur une réalité beaucoup plus vaste de la Vie, qui m’a notamment laissé avec la certitude que l’âme survit au corps physique. Seize ans plus tard, les ouvertures de conscience continuent de se produire au fur et mesure que je progresse sur ce chemin, me montrant des dimensions insoupçonnées de mon Être. La méditation et l’écriture inspirée, que j’enseigne depuis 2011, sont devenus mes outils de prédilection pour me brancher à cette partie plus large de moi, dans la conscience que nous sommes en constante communication avec notre âme et notre esprit, par nos sensations, intuitions, inspirations et perceptions subtiles, le sujet que j’aborde dans ma conférence cette année au Salon.

Ce dialogue conscient avec la partie de soi qui est branchée sur la Connaissance subtile est le premier pas vers l’éveil. Puis, il n’y a plus de limite à ce qu’on peut découvrir, pour mieux s’unir au divin en soi et aux autres.

Bon Éveil à vous-même!