France Gauthier | Trouver sa Place
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Trouver sa Place

Trouver sa Place

« Trouver sa place, c’est permettre à la lumière de l’Être de se déployer dans une expérience séparée du Tout! »

Cette phrase, reçue en écriture inspirée alors qu’on essayait de comprendre, mon amie Anne-Marie et moi, les défis qui se présentaient à nous à notre écurie, est toujours restée imprégnée dans ma mémoire, parce qu’elle est criante de vérité. Un de ces défis était de prendre chacune notre place dans ce projet commun, sans empiéter sur celle de l’autre, tout en travaillant en collaboration à la création d’une terre d’accueil de guérison et d’éveil, grâce à la présence des chevaux.

Dans un contexte plus large, trouver sa place et la prendre, représente en fait la quête de toute une vie. Et cette recherche d’un espace pour exister peut nous hanter jusqu’à la fin, si on ne l’a pas trouvé et exprimé. Dans la chronique précédence (Parfaitement imparfaite!), j’ai effleuré le sujet en dévoilant que le thème de « prendre sa place » est récurrent pour une majorité de  participants à mes ateliers. On peut facilement extrapoler et affirmer que « trouver sa place » est au cœur de la reconnaissance de Soi. La reconnaissance de Soi représente l’ultime objectif des êtres humains sur cette planète, et par conséquent, une des bases fondamentales du bonheur. Qui suis-je? Qu’est-ce que je suis venu exprimer sur ce plan de la matière. Quels sont mes talents, mes dons, mes qualités que je veux exprimer pour manifester toute ma grandeur et ma beauté? Voilà les questions existentielles surgissant pour tout le monde… qui prend la peine de se les poser!

Je n’ai pas de réponse simple à ces questions. Je ne possède pas la vérité avec un grand V, et je me méfie de ceux qui croient la détenir. Mais je cherche. Et à force de chercher, de me poser des questions, j’ai trouvé des amorces de réponses. Par exemple, quand je me suis tapée ma première crise existentielle à l’âge de 23 ans, alors que je croyais fermement devenir médecin comme mon père, et que j’ai constaté que je ne pouvais entrer dans un hôpital sans me mettre à pleurer, je me suis posé instinctivement la question : « France, c’est quoi tes plus grands talents? »

Je me suis arrêtée, quelques minutes, pas des heures, pour laisser monter en moi les quelques talents naturels que je croyais posséder et spontanément je me suis entendue dire : « J’ai une belle plume et une grande gueule. Tiens, je vais devenir journaliste! »

Depuis ce temps, je me suis remise en question mille fois, et je continue à ce jour de me demander « ce que je vais faire quand je vais être grande ». Mais à chaque étape, à chaque barreau de l’échelle franchi pour devenir « grande », j’ai tenté de trouver ma place et de la prendre. En tant que journaliste, puis comme animatrice de télé, puis comme auteure et conférencière, puis comme animatrice d’ateliers d’éveil et de guérison. Et savez-vous quoi? Paraît que je ne suis pas encore grande! « Ce n’est pas la destination qui compte, mais le chemin » disent les maîtres. Je comprends depuis peu de temps cette vérité  universelle, et je l’endosse totalement. Parce qu’on prend une vie à grandir, une vie à  atteindre la meilleure version de soi, une vie à acquérir des apprentissages pour enfin devenir sage… et on continue dans une autre quand c’est pas complété!

En attendant, trouver sa place et la prendre, accepter en cours de route de bouger de quelques degrés à gauche ou droite pour mieux briller sous les projecteurs de notre création unique, faire un 180 degrés pour être encore plus soi-même s’il le faut dans l’acceptation que la vie est constamment en mouvement, donc nous aussi, voilà ce qui nous permet non seulement de toucher au bonheur, mais de le vivre à chaque instant. Parce que prendre sa place, c’est se reconnaître totalement comme un être divin venu exprimer un aspect de la Source, avec notre couleur unique, essentielle à l’oeuvre commune… ce qui nous rend très heureux!