France Gauthier | ACCEPTER SA LUMIÈRE
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ACCEPTER SA LUMIÈRE

ACCEPTER SA LUMIÈRE

 

Au début de l’automne, je me suis retrouvée à l’urgence pour une sévère infection urinaire. Sur mon propre chemin d’éveil, je sais que je ne suis pas victime de quoi ou qui que ce soit. Je suis plutôt consciente que mon corps me parle et m’envoie des signaux clairs quand je me renie ou que je manque de bienveillance envers moi-même. Ça n’atténue pas la douleur, mais ça me permet de prendre la responsabilité de co-créatrice de ma guérison.

Après avoir été soignée de façon diligente, avec beaucoup d’amour et de talent par le personnel hospitalier, j’ai accepté un traitement aux antibiotiques qui a été d’une remarquable efficacité. Pour éviter une récidive, par contre, je savais que je me devais d’aller au fond des choses. J’ai donc laissé passer la tempête, et deux jours plus tard, alors que je me portais déjà beaucoup mieux, j’ai pris le temps de méditer et de poser une question précise à ce sujet en écriture inspirée.

Je ressens que je suis inspirée quand, entre autres, la réponse me prend par surprise et que le regard de mon grand Soi s’avère d’une justesse implacable. Je retiens une phrase choc du texte reçu en Inspiration ce matin-là: « Vous avez eu une émotion forte la veille de votre infection qui vous a fait réagir de façon conditionnée, et pour un instant, vous avez refusé votre lumière. » 

Il faut retourner un peu en arrière pour comprendre le message. Le jour avant m’être réveillée avec des symptômes aigus d’inflammation de la vessie, j’ai eu une vive émotion en lisant le 4ème de couverture (le descriptif à l’arrière du livre) que ma maison d’Édition m’avait fait parvenir dans le but de finaliser la correction du livre LE GUIDE DE L’ÉCRITURE INSPIRÉE. Pour bien faire, mon éditrice me décrivait comme une « sommité » de l’écriture inspirée. Ma réaction a été automatique et démesurée dans le contexte. J’ai ressenti instantanément une contraction dans ma poitrine et une chaleur qui monte, comme si je venais de me faire prendre à tricher à un examen. J’ai tout de suite cherché dans mon mental un terme plus approprié. « Experte? Peut-être. Mais ça reste prétentieux. Spécialiste? Pas certaine. Mais ça ne peut assurément pas être sommité! » que je me suis entendue penser. « Je ne peux pas être une sommité d’une pratique qui est encore méconnue et absolument pas reconnue! »

J’ai jonglé de longues minutes avec les mots dans ma tête, mais puisqu’il était trop tard pour appeler au bureau, je suis allée me coucher sans trouver de solution satisfaisante à mon problème. Le lendemain, au lever, j’avais du sang dans mes urines et des douleurs insoutenables, un exemple flagrant de « l’effet boomerang » dont je parle régulièrement dans mes conférences et ateliers. J’ai émis inconsciemment une forme-pensée désalignée, qui a été envoyée dans l’Univers, et qui revient en « sous-France » le lendemain. Outch! Efficace tout de même comme moyen de communication, non?

Le problème n’est pas d’avoir éprouvé un malaise avec le mot titre de « sommité », qui a d’ailleurs été remplacé par le terme « référence » à l’endos du livre. Le problème se situe dans la réaction émotionnelle chargée de peurs et de non-reconnaissance de qui Je Suis que ce « mot-étiquette-réservée-aux-grands-de-ce-monde » a provoquée en moi. J’aurais très bien pu demander de corriger ce passage sans m’infliger autant de douleur, si j’avais notamment pris le temps d’aller à la rencontre de l’émotion incontrôlable qui est remontée en une fraction de seconde, et de lui demander ce qu’elle voulait m’enseigner. Mais je l’ai plutôt balayée en dessous du tapis, pour ne pas la voir, et j’ai continué à vaquer à mes occupations du quotidien.

Pourtant, je sais mieux. Je sais notamment que je ne peux plus faire fi des émotions qui montent de façon aussi franche et penser qu’elles n’auront aucun effet sur mon corps. Je sais aussi que quand je prends le temps « d’entendre » le message que l’émotion veut me transmettre, pendant une ou deux minutes à peine, je peux par la suite la laisser partir, sans dommage collatéraux.

Depuis, j’ai eu quelques autres occasions d’aller à la rencontre d’une émotion déstabilisante. La magie opère quand je me permets de le faire et que j’apprends la leçon : l’émotion se dissout d’elle-même.

Je ne suis pas immunisée à des récidives, mais j’ai pris un engagement avec moi-même ce jour-là: Accepter ma lumière, sans condition, malgré les peurs et les défis de non-reconnaissance qu’il reste à guérir.

À suivre…