France Gauthier | Honorer le mystère
15887
post-template-default,single,single-post,postid-15887,single-format-standard,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-17.1,qode-theme-bridge,disabled_footer_top,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-5.7,vc_responsive

Honorer le mystère

Honorer le mystère

Entre la fin juin et la fin août, j’ai assisté une fois de plus au miracle. Oui, je crois au miracle. Mais si j’y crois, parce que nous sommes tous de grands alchimistes capables de transformer notre réalité en pleine conscience, je demeure éblouie devant les mystères de la Vie et de la Création. Si je crois au miracle et que je commence à en comprendre quelques principes, je m’incline devant la grandeur de notre Âme et la puissance de notre Esprit.

Après un été des plus initiatiques qui a secoué des conditionnements et structures mentales qui entravaient encore notre élévation, j’ai vu ma jumelle Anne-Marie se transformer pour retrouver un niveau d’énergie vitale que je ne lui ai jamais connu depuis que la côtoie. Condamnée en janvier dernier à une mort précipitée en raison d’une récidive de cancer (sarcome utérin agressif), elle avait fait tous ses arrangements pour quitter l’âme en paix. Elle a même offert en mai une conférence devant 180 personnes pour parler des cadeaux qu’elle reçoit quotidiennement sur son chemin de fin de vie, et elle se préparait à passer son dernier été avec ses proches, auprès des chevaux, dans la joie du moment présent. Elle était complètement sereine dans ce processus, ayant dit non à la peur et à la guerre contre des cellules de son propre corps, pour mieux continuer de nourrir la Vie, ici comme ailleurs.

En juin, nous avons emménagé, ma fille de 15 ans et moi, avec Anne-Marie et son mari à notre écurie dans les Cantons de l’Est pour y vivre ce que je croyais être notre dernier été ensemble. Je pensais accompagner tranquillement mon amie dans les dernières semaines ou mois de sa vie sur terre, à travers toutes les étapes « normales » d’une mort annoncée. Tous les scénarios de mon mental hyperactif, nourri par ceux d’Anne-Marie, qui espérait passer un été calme et doux pour mieux se préparer à quitter, se sont déconstruits au fil du temps qui passait. Si je ne pouvais croire qu’elle allait mourir du cancer (voir la chronique du mois de mai 2015), j’en étais arrivée à me convaincre que c’était son choix, ou plutôt celui de son Âme, pour partir en toute conscience. En fait, « partir consciente » était la seule vérité à laquelle je pouvais encore m’accrocher, parce que je sais depuis le début de cette aventure avec le cancer que c’est ce que nous avons à transmettre au grand public. Selon ce que je porte comme conviction profonde, tous les êtres humains ont le choix de partir conscients au moment venu, et ce, sans souffrance. Il suffit de se rappeler notre infinie puissance de créateur. Quelque chose ne faisait donc aucun sens dans le scénario projeté de mon amie…

Si j’avais accepté que ma jumelle parte d’une « maladie » quelconque, je ne pouvais imaginer un processus de dégénérescence cellulaire qui mène à un état de fatigue, de douleur et de faiblesse jusqu’au moment du départ, comme c’est encore le cas pour la très grande majorité des êtres humains. Après tout, nous sommes en 2015 et le shift de conscience qui balaie notre planète nous permet maintenant de faire les choses autrement, n’est-ce pas?

C’est ici que le mystère à opéré! L’été 2015 aura été tout sauf doux et calme. Plus le temps passait, plus Anne-Marie regagnait sa vivacité, après avoir été grandement affaiblie au printemps par des traitements de radiothérapie qui devaient, au mieux, lui offrir une meilleure qualité de vie pour le temps qui lui restait. Moi qui ai connu Anne-Marie fatiguée toute sa vie, j’ai été témoin de sa remontée spectaculaire en l’espace de quelques semaines! L’été 2015, celui que j’ai nommé l’été de toutes les transmutations, commençait à faire son effet. À la mi juillet, Anne-Marie avait retrouvé l’énergie de ses 15 ans, oeuvrant des heures à l’écurie à s’occuper des chevaux et de la terre, sans jamais devoir prendre de médicaments pour la douleur, si ce n’est une Tylenol ici et là après une dure journée de labeur. Infatigable, elle faisait même des casse-têtes jusqu’à minuit plusieurs soirs par semaine… pour se détendre! Dans ce processus de régénérescence, ma jumelle a aussi rencontré toutes les émotions que ce nouvel état provoquait en elle, jusqu’à en être complètement déstabilisée. En fait, Anne-Marie est la seule personne que je connaisse au monde qui se met en colère… de ne pas mourir! De surprises en incompréhensions, elle a dû composer avec un volcan émotionnel qui a tout rasé sur son passage. Mais ce feu qui l’a envahie aura aussi laissé derrière lui le terreau le plus fertile qui soit pour permettre à la nouvelle fleur de se déployer.

Que s’est-il passé? Pourquoi le cancer s’est-il manifesté de nouveau? Et comment mon amie a-t-elle une fois de plus déjoué les statistiques de la médecine traditionnelle, qui la prédisait morte avant l’été?

Nous n’en savons rien. Je pourrais tenter une explication et vous dire que j’ai vu Anne-Marie reprendre son personnage à l’automne 2014, quand elle est retombée dans les responsabilités du quotidien après l’achat de l’écurie. Je pourrais justifier ceci et cela pour expliquer qu’elle n’en avait pas fini avec le « cadeau » du cancer, mais ce serait déjà fausser une partie importante de la réalité qui est beaucoup grande que ce qu’on voit. Je ne m’avancerai pas non plus à dire que le cancer est guéri. Je ne l’ai jamais fait, ni dans le livre Vivre et Mourir… Guéri!, ni en public, mais j’ai la vision depuis l’été 2013 qu’Anne-Marie ne quittera pas ce plan par le chemin de la « maladie ». Moi non plus d’ailleurs. Pas comme on le conçoit du moins. je le répète depuis des années, et j’ai entendu ma jumelle dire la même chose sans qu’on s’en parle: « Moi, je vais mourir en santé! » 

C’est une image, et je réclame le droit de me tromper, mais cette sensation est plus forte que les mots ou les diagnostics. Cette affirmation me vient d’une connaissance innée que tous les êtres humains ont le choix de quitter ce plan en toute conscience et sans souffrance.

D’un point de vue de 3ème dimension, maintenant, les tests médicaux ont démontré en juin qu’il n’y a ni métastase, ni progression de la tumeur. Il s’est ensuite produit pendant l’été un phénomène physiologique inexpliqué (décrit dans le 4ème volet de « Conversation avec mon amie » sur LBN, la télé de La Bonne Nouvelle) qui a donné à Anne-Marie la sensation d’être libérée. En clair, elle ne ressent plus d’inconfort au bas de son ventre et elle est totalement libre de ses mouvements. Est-ce que des cellules cancéreuses dorment toujours dans son corps? A-t-elle complètement transcendé la maladie? Et si c’est la cas, comment le corps a-t-il transmuté cette condition de façon aussi spectaculaire? Voilà pour moi où réside le mystère. Je ne le sais pas. Personne ne le sait. Mais le résultat est le même, mon amie pète le feu comme jamais et ça fait des mois que ça dure!

Tout ce qu’on peut dire à ce stade-ci, c’est que l’état de conscience qui a poussé ma jumelle à nourrir la Vie, à vivre le ici, maintenant intensément sans peur et sans attente, lui a permis de traverser ce passage étroit sans souffrir, provocant du coup une nouvelle transmutation cellulaire. Je ne peux dire quand Anne-Marie va quitter ce plan, mais je sais aujourd’hui encore plus que jamais qu’elle va le faire en toute conscience, en son temps, et sans souffrance.

Je vous raconterai dans un prochain infomaître les transformations que cet été 2015 a provoqué pour moi…

À suivre…