France Gauthier | La mort, c’est aussi la Vie!
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La mort, c’est aussi la Vie!

La mort, c’est aussi la Vie!

Mon amie Anne-Marie croit être sur son chemin de fin de vie.

Oui, j’ai eu un choc en l’apprenant. Pas que j’étais surprise, on savait toutes les deux depuis le mois de mai 2013 qu’elle allait éventuellement quitter ce plan de matière pour nous montrer le chemin vers la Vie, ici comme ailleurs, et surtout, pour démontrer qu’on peut mourir guéri. Le choc est plutôt venu du « comment » elle allait peut-ête mourir. En fait, quand j’ai compris que le cancer s’était réveillé, je suis entrée dans une phase d’incompréhension de plusieurs semaines. Pour moi, Anne-Marie était guérie de tout, même du cancer. Ce n’était pourtant pas son avis. Nous argumentions souvent à ce sujet et cela la choquait même parfois, parce qu’elle n’a jamais eu l’ambition de « vaincre le cancer ». Après avoir reçu en octobre 2013 et en mai 2014 ses résultats de tests qui ne dénotaient plus de traces de la maladie, elle se disait guérie, certes, mais pas du cancer. En fait, elle se savait guérie de ses peurs et de ses attachements, libre et totalement sereine devant la mort, ce qui est colossal comme guérison.

Je ne sais pas si c’était de la pensée magique, mais j’avais imaginé qu’Anne-Marie ne mourrait pas des suites d’une maladie. Elle ne ferait que glisser hors de son corps, en son temps, au moment choisi par son Âme. Force est de constater qu’il faut encore passer par un processus physique naturel pour retourner d’où l’on vient tous, qu’on l’appelle la Maison, la Source, Dieu, le Paradis, l’Au-delà ou autre… sauf que je ne ressentais pas que ça passerait par le cancer sans son cas.

Anne-Marie a toujours dit qu’elle partirait consciente. Si on y pense bien, partir consciente en laissant son enveloppe corporelle derrière à 50 ans ne laisse pas beaucoup d’alternatives. Elle ne pouvait pas mourir dans un accident, ni d’un infarctus, d’un anévrisme, d’une pneumonie, d’une bactérie ou toute autre maladie qui aurait altéré sa conscience. Il ne reste comme option qu’une transformation cellulaire quelconque qui lui permettrait de quitter tout doucement son corps physique pour poursuivre avec son corps de lumière sur le plan des maîtres. Parce que oui, Anne-Marie part en maître.

Mais que veut dire partir en maître? Pour moi, c’est la même chose que de partir guéri. Ma jumelle cosmique s’est affranchie de toutes croyances, de tous conditionnements, de tous attachements au plan de la matière, de tous désirs, ce qui lui permet de quitter complètement libérée de toute empreinte énergétique que le cancer aurait pu causer si elle avait cédé à la peur et la lutte avec elle-même.

Après avoir repoussé un appel de son Âme en 2013 ( et ce n’était pas la première fois, parce qu’elle avait failli mourir en 2000 d’une maladie pulmonaire grave), Anne-Marie semble avoir entendu celui-ci qui l’invite à reprendre le chemin vers l’ultime transmutation. Vers « le mystère », comme elle le dit si bien. Je réitère que l’être humain peut se régénérer indéfiniment dans un corps physique, changer de peau comme un serpent à chaque transition de vie et à chaque changement de fréquence qui lui permet de s’élever vers l’unité avec son Âme, qu’on nomme aussi l’illumination. Mais inévitablement, on finit tous par prendre notre ticket de retour vers la Source, à un moment de notre parcours sur terre. Si le best seller « La vie des maîtres » nous enseigne qu’on peut quitter ce plan avec notre véhicule corporel, le moyen le plus courant de le faire pour l’instant est encore de laisser notre corps physique derrière.

Je sais par ailleurs qu’on peut mourir guéri d’un cancer. Je l’envisageais déjà dans un scénario potentiel qui ne s’est pas concrétisé en 2013, après le premier épisode de cancer de mon amie. En plus, je cite souvent en exemple David Servan Schreiber, ce neuropsychiatre et auteur à succès qui a consacré les 20 dernières années de sa vie à promouvoir de saines habitudes de vie pour prévenir le cancer, mais qui en est mort en 2011. Des amis communs l’ont accompagné jusqu’à la fin et m’ont témoigné de sa grande sérénité lors du passage, après qu’il ait pacifié tous les aspects émotionnels de sa vie. Je le savais donc, et pourtant, je ressentais aucunement ce scénario pour mon amie.

Je vais donc me le répéter à moi-même. Mourir guéri ne veut pas dire de ne pas mourir du cancer ou d’une autre maladie. Mourir guéri veut simplement dire de quitter son corps, affranchi de toutes croyances, tous conditionnements, tous attachements, tous jugements, toutes formes. Ce que mon amie a réalisé il y a quelques années déjà. Et si le cancer devient réellement sa voie de passage, il n’a jamais perturbé cet état de grâce et de paix. Mieux que ça encore, le cancer aura été la voie de sa guérison… jusqu’à la fin!