LA SOLITUDE
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LA SOLITUDE

LA SOLITUDE

Qui a vraiment connu la solitude n’est jamais seul !

Cette petite phrase enseignée par les maîtres a résonné en moi dernièrement, parce que je suis actuellement dans ce parcours de ne jamais me sentir seule, malgré les moments de solitude.

Toutes ces périodes sont des invitations. Des invitations de notre grand Soi à se retrouver, de se brancher à la Vie, de nourrir sa vie intérieure, de connecter à autre chose de plus grand, d’entrer dans un espace de Pleine Conscience.

Je vous ai déjà parlé du vide qui s’avère être des plus propulsants, quand on prend le temps de le savourer et de s’en servir comme tremplin vers une nouvelle création. Parce que, je vous le répète, l’Univers a horreur du vide, il va donc tenter de le remplir. Or, si on se lance dans mille activités pour remplir ce vide et déjouer la solitude, sans écouter le signal de notre grand Soi, qui est branché en permanence avec l’Univers (ou la Source, ou Dieu, si vous voulez l’appeler comme ça), on passe à côté. À côté de soi, à côté d’une occasion de se rencontrer réellement, de se découvrir dans notre véritable nature d’être multidimensionnel, guidé par notre Esprit qui nous souffle à l’oreille la direction à prendre quand on prend le temps d’écouter.

Si vous êtes à la croisée des chemins, que ce soit au niveau familial, amoureux, professionnel ou amical, et que vous vivez aussi des périodes de solitude, vous êtes sur la bonne voie ! Il y a tant de périodes dans une vie où on peut éprouver de la solitude. Quand on se sépare, bien sûr, ou qu’on traverse un deuil, mais aussi quand les enfants quittent le nid familial, quand on perd un boulot, quand on change de lieu de vie, quand on tourne le dos à des relations qui ne nous nourrissent plus, quand on choisit de devenir travailleur autonome… On peut même se sentir horriblement seul entouré de gens, selon qu’on vibre ou pas sur la même fréquence qu’eux.

Je vis une de ces périodes de transition où tout change. Les enfants sont maintenant autonomes, ce qui exige que je me redéfinisse en dehors de mon rôle de mère que j’ai tant apprécié. Je sais, je vous entends me dire qu’on est mère ou père toute notre vie, mais vous savez ce que je veux dire. Passer du rôle de maman-papa à guide-ami est un grand tournant pour tous les parents. À cela s’ajoute le départ de ma mère, qui occupait une grande partie de mes temps libre pendant sa fin de vie, une transition professionnelle, la distance géographique avec ma famille proche et mes amis, parce que j’ai choisi de demeurer en Estrie après le décès de ma grande complice Anne-Marie, et le célibat. La totale quoi !

Tout est donc en place pour saisir l’occasion de ne plus jamais me sentir seule. Comment ? Puisque je suis un expérienceur, j’expérimente. Je découvre que la marche consciente en forêt m’est une fois de plus tellement salvatrice. Je vous en ai parlé dans une autre chronique, mais j’ajoute que cette pratique de pleine conscience quasi-quotidienne nous nourrit à tous les niveaux. Je suis de plus en plus connectée avec ce qu’on appelle les « élémentaux ». Je ne vois ni fée, ni gnomes, ni lutins, ni farfadet, mais je ressens la vie dans la nature. Et cette vie se traduit comme une présence réconfortante qui fait en sorte que je ne sens jamais seule en forêt.

En plus, aucun être humain ne devrait sentir seul puisqu’il y a les animaux. Mon chien, mon chat et la proximité des chevaux, même s’ils ne sont plus dans ma cour arrière, remplissent mon cœur de joie, à tous les jours.

Enfin, les moments d’intimité avec moi, par la méditation, le yoga, la contemplation contribuent à ouvrir ma conscience et à me propulser dans des états expansifs de plus en plus joyeux.

Cela dit, on a aussi à se mettre en action pour rencontrer de nouvelles personnes qui vibrent en phase avec nous, parce que l’Univers ne bouge pas si on ne le fait pas avant lui, pour lui montrer qu’on est prêt au changement. Dans cette période de vide, de nouvelles personnes se sont greffées à mon quotidien. Certaines ont même emménagées près de chez moi, dans ma campagne, d’autres sont présents à distance, mais je constate que provoquer le mouvement attire du nouveau qui, petit à petit, remplace ce qu’on a laissé partir, parce qu’il était simplement temps de le faire.

Que la solitude soit ainsi notre meilleure alliée pour s’élever à autre niveau de conscience, et chanter comme Moustaki : « Non, je ne suis jamais seul, avec ma solitude » !