France Gauthier | Truc infaillible pour accéder à la maîtrise…
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Truc infaillible pour accéder à la maîtrise…

Truc infaillible pour accéder à la maîtrise…

On me demande souvent s’il y a un truc pour laisser tomber les masques, se libérer de l’ego et entrer dans notre maîtrise. Je l’ai mentionné le mois dernier, il n’existe pas de recette magique. Mais est-ce qu’il y a des trucs? La réponse est OUI!

Je vous imagine déjà en train de trépigner d’impatience sur votre chaise en vous disant : « Eureka! Elle va nous dire quoi faire et comment le faire pour s’alléger, pour revenir à l’essence, pour se détacher de notre personnage et de notre mental hyperactif, pour ne plus tomber dans nos patterns autodestructeurs, pour retrouver la paix et la joie profonde, pour vivre dans l’état d’extase que connaissent les maîtres… »

Si je peux vous donner ce truc infaillible, il reste quand même à le mettre en pratique en tout temps. Là est le véritable défi! Bon, j’ai assez tourné autour du pot, voici le chemin le plus rapide pour retrouver notre maîtrise, l’autoroute 5 voies sans limite de vitesse vers le bonheur ultime en tout temps, la piste d’accélération vers l’état de grâce permanent et j’ai nommé : L’ÉMERVEILLEMENT!

Bon, j’en entends déjà quelques-uns railler: « Une autre solution fleur bleue d’ésotérique finie! » Je vous l’accorde, ça sonne exactement comme ça. Et pourtant, ce petit mot tout simple commande une vigilance de chaque instant, puisqu’on est si facilement absorbé par nos préoccupations du quotidien qu’on en oublie les beautés de ce monde. Ceux qui ont fait ma Classe des maîtres l’ont peut-être retenu, je le dis et le répète à qui veut m’entendre (et j’en ai fait mention dans ma dernière chronique), voir le beau, reconnaître la perfection en tout, porter notre regard sur ce qui va bien, mettre l’accent sur le merveilleux assure notre élévation vers l’état du maître. Est-ce que ça veut dire pour autant qu’on doive ignorer la misère, la guerre, la haine, la colère, la maladie, la détresse, le ressentiment, l’injustice… qui existent toujours en ce monde? Non. Mais porter constamment notre attention sur ces fléaux ne permet aucunement de les résoudre. En fait, cela ne ne contribue qu’à nourrir notre propre identification à ces problèmes.

Mes anciens collègues journalistes et autres amis du milieu de la télé n’apprécient pas toujours quand je raconte ne plus regarder les nouvelles, mais c’est tout de même la première action que j’ai posée il y a quelques années pour commencer à voir enfin le merveilleux dans Tout ce qui Est. Bien sûr que je me tiens informée, mais je le fais à distance. Je suis au courant de ce qui se passe sur la planète car je l’entends à la radio dans mon auto ou je le lis sur le web, mais je m’en nourris plus. Je ne suis pas devenue une bienheureuse ignorante pour autant, mais je ne me gave plus de ces images en continu qu’on bombarde sur les chaînes d’information et qui nous maintiennent inconsciemment dans la peur et le jugement. Pour désamorcer ce juge impitoyable en moi (dont je parle abondamment dans la dernière chronique « Laisser tomber les masques »), et augmenter mon niveau de joie, il me fallait un moyen drastique et c’est ce que je j’ai trouvé de plus efficace. Depuis, je choisis ma nourriture intellectuelle. Par exemple, je ne regarde que des émissions, des séries ou des films réjouissants, ce qui me sert d’entraînement à l’émerveillement. Quand le sujet traité n’exploite que le drame, la trahison, la vengeance, la déchéance… je change de poste! La télé a le grand pouvoir de nourrir tant notre émerveillement que notre désillusion. L’émerveillement crée la joie, la plénitude, la grâce. La désillusion crée la peur, le dégoût, la déprime. Alors, qu’allez-vous choisir comme nourriture pour retrouver le chemin du merveilleux et de la maîtrise?

J’applique la même règle avec les gens qui m’entourent. Quand un « ami » passe plus de temps à dénigrer les autres qu’à voir leurs qualités, quand un membre de ma famille critique sévèrement un événement ou le comportement d’une autre personne, quand je tombe moi-même dans le piège de juger ou de me comparer, je m’arrête un instant pour prendre conscience de ce qui est en train de se produire en moi et je change de pair de lunettes. Avec ce nouveau regard, je peux mieux voir ce qu’il y a de lumineux dans l’événement ou ce qu’il y a d’éclatant chez telle ou telle autre personne. Si la conversation dérape, que je ne peux y voir le beau, je me retire. Dans le silence, je retrouve toujours mieux le contact avec cette enfant en moi qui sait naturellement s’émerveiller, sans aucun filtre.

Chaque être humain qui se permet de vivre dans l’émerveillement (devant un beau paysage, un enfant qui joue, une oeuvre émouvante…) a un impact énergétique positif sur des centaines d’autres personnes autour de lui. Chaque être qui s’accorde le droit d’être pleinement heureux et de vivre sa vie à partir de l’espace du cœur rayonne comme un gros soleil et permet à des centaines d’autres d’en faire autant. Chaque fois qu’on choisit de voir le beau, on le crée. J’ai souvent dit d’ailleurs à quel point les artistes ont un rôle primordial à jouer dans l’avènement du Nouveau Monde, parce qu’ils ont le mandant de nous montrer la beauté de l’univers, ce qui nous ramène immanquablement à notre propre beauté!

Ensemble, devenons les artistes de notre vie, créons de la beauté, émerveillons-nous de cette création. De cette façon, la paix, la joie, la grâce seront bientôt les ingrédients principaux du pain quotidien dont nous nous nourrirons tous sur cette planète!